Action Education en Asie du Sud

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Action Education intervient en Asie du Sud à travers ses projets menés en Inde, auprès des enfants, des jeunes, des familles et des communautés les plus vulnérables. 

 

Le contexte d’intervention

Avec plus de 1,4 milliard d’habitants, surpassant la Chine, l’Inde connaît une croissance économique rapide, en particulier dans des secteurs comme la technologie, les services et l’industrie manufacturière. Cependant, une pauvreté importante persiste.

Selon le rapport du PNUD intitulé Indice national de pauvreté multidimensionnelle, le taux de pauvreté est de 14,96 % sur la période 2019-2021. Certaines populations marginalisées, telles que les Dalits et les Adivasis, souffrent de manière disproportionnée de la pauvreté.

Cette situation pèse directement sur l’accès à l’éducation. Dans de nombreuses familles, les dépenses liées à l’école s’ajoutent aux difficultés du quotidien : se nourrir, se loger, se déplacer, travailler. Même lorsque l’école est gratuite, les uniformes, les livres, le transport ou les frais annexes peuvent devenir un obstacle.

Dans un village dans le Sud de l’Inde. Hyderabade, Inde. Avril 2023. © Chandra Kiran

À retenir

  • En Asie du Sud, les projets actuels d’Action Education sont centrés sur l’Inde.

  • Malgré une croissance économique rapide, la pauvreté et les inégalités restent très présentes.

  • Les enfants issus de communautés marginalisées, les filles et les enfants de familles migrantes sont particulièrement exposés au risque de déscolarisation.

  • Les principaux freins à l’éducation sont la pauvreté, les coûts liés à l’école, le manque d’infrastructures, la pénurie d’enseignants qualifiés, les barrières linguistiques, les discriminations et la migration interne.

  • Action Education agit sur l’accès à l’éducation, la continuité éducative, la formation, l’inclusion, l’éducation à la paix et l’éducation en situation de migration.

 

Des progrès éducatifs encore inégaux en Inde

L’Inde a connu des avancées importantes en matière de scolarisation. Beaucoup d’enfants qui auraient été exclus de l’école il y a quelques décennies peuvent aujourd’hui entrer dans le système éducatif.

Mais l’entrée à l’école ne garantit pas toujours une scolarité continue ni des apprentissages solides. Dans certaines zones rurales, quartiers urbains précaires ou communautés marginalisées, les enfants rencontrent encore de nombreux obstacles : pauvreté, manque d’infrastructures, discriminations, travail des enfants, migrations internes ou difficultés à suivre l’enseignement dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas toujours. 

Les zones rurales manquent souvent d’infrastructures adéquates comme des écoles, des salles de classe et des installations sanitaires. Même lorsque des écoles existent, beaucoup souffrent de ressources insuffisantes et de mauvaises conditions. La pénurie d’enseignants qualifiés, en particulier dans les zones reculées, aggrave le problème. 

 

Une jeune mère à Hyderabad, qui est la capitale de l'État du Télangana, au sud de l'Inde. Hyderabade, Inde. Avril 2023. © Chandra Kiran

La qualité de l’éducation, un enjeu majeur 

La qualité de l’éducation est également affectée par une formation inadéquate des enseignants, des salaires bas et une faible motivation. Ces difficultés se répercutent sur les enfants : classes surchargées, accompagnement limité, apprentissages fragiles, décrochage progressif.

Les barrières linguistiques entravent aussi l’apprentissage, en particulier pour les enfants marginalisés qui ne maîtrisent pas forcément la langue d’enseignement. Un enfant peut donc être présent à l’école, mais ne pas être en capacité de comprendre pleinement ce qui lui est transmis.

 

Les principaux obstacles à l’éducation en Inde

Les obstacles à l’éducation varient selon les territoires et les communautés. Ils sont souvent liés à l’accumulation de plusieurs facteurs.

La pauvreté et les coûts indirects de l’école

La pauvreté reste un obstacle important à l’éducation en Inde, car les familles ont du mal à payer non seulement les produits de première nécessité, mais aussi les dépenses liées à l’éducation, telles que les uniformes, les livres et le transport.

Pour les familles les plus vulnérables, ces coûts peuvent conduire à l’absentéisme, au décrochage ou au travail précoce. Lorsque les revenus du foyer sont instables, l’éducation devient parfois une dépense repoussée, alors qu’elle devrait être un droit garanti.

 

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Les discriminations sociales et de genre

Des facteurs sociaux et culturels, notamment la discrimination fondée sur le sexe, le mariage précoce et le travail des enfants, limitent l’accès à l’éducation pour de nombreux enfants, notamment pour les filles.

En Inde, filles et femmes restent une population particulièrement vulnérable. Les normes patriarcales perpétuent la discrimination entre les genres, restreignant l’accès à l’éducation et aux opportunités économiques pour les filles.

Ces préjugés se traduisent souvent par des taux d’abandon scolaire plus élevés pour les filles, des mariages précoces et le confinement des femmes dans des rôles domestiques, limitant ainsi leur autonomie. Dans les zones reculées, les défis géographiques et l’insuffisance des infrastructures de transport restreignent encore davantage l’accès à l’école, notamment pour les filles, et creusent le fossé éducatif.

Le travail des enfants et la précarité familiale

Dans certaines familles, les enfants et les adolescents contribuent aux revenus du foyer. Cette réalité réduit le temps disponible pour apprendre, accroît la fatigue et peut entraîner des absences répétées.

Le travail des enfants n’est pas seulement une conséquence de la pauvreté : il l’entretient. Un enfant qui quitte l’école trop tôt aura moins de chances d’accéder à une formation, à un emploi stable et à de meilleures conditions de vie une fois adulte.

Le travail des enfants et la précarité familiale<br />
Les migrations internes et les ruptures scolaires_Inde

 

Les migrations internes et les ruptures scolaires

L’Inde fait face à un phénomène majeur de migration interne. Appelée « migration de détresse », elle est principalement due à la pauvreté, au chômage et s’accroît en raison des problèmes environnementaux.

Selon le recensement de 2011, 37 % de la population indienne sont des migrants internes, qui quittent leurs villages pour trouver du travail, notamment dans le bâtiment, dans les grands centres urbains.

Exploités, maltraités par des hommes sans vergogne, ils sont le plus souvent traités comme des esclaves. Leurs enfants sont le plus souvent privés d’école et mis dès le plus jeune âge au travail.

Ces migrations rendent la scolarité très fragile. Lorsqu’une famille se déplace, l’enfant peut perdre son école, ses repères, ses documents administratifs ou son lien avec les enseignants. La continuité éducative devient alors un enjeu central.

 

Des crises qui aggravent la vulnérabilité des enfants

 

Le changement climatique

L’Inde se classe parmi les pays les plus touchés par les impacts du changement climatique, les cyclones et les inondations étant des catastrophes récurrentes, qui entraînent des pertes importantes en vies humaines, en moyens de subsistance et en infrastructures (Germanwatch, 2021).

Ces catastrophes peuvent détruire des écoles, déplacer des familles, aggraver la pauvreté et interrompre la scolarité des enfants. Lorsqu’une famille perd son logement, ses revenus ou ses terres, l’éducation peut passer au second plan.

 

Les conflits internes et les tensions sociales

Les conflits internes en Inde créent de profonds défis sociétaux, économiques et de gouvernance. Ces conflits provoquent des crises humanitaires, qui touchent de manière disproportionnée les communautés marginalisées par la violence et les déplacements.

Des perturbations économiques s’ensuivent, notamment des dommages aux infrastructures et une réduction des investissements. Les divisions sociales selon les critères ethniques, religieux ou de caste s’aggravent, entravant la cohésion.

Pour résoudre ces problèmes, il faut une résolution globale des conflits, des efforts de consolidation de la paix et un développement inclusif, ainsi que la promotion de l’éducation à la paix pour la réconciliation communautaire.

Depuis 2014, la société civile en Inde est confrontée à des défis croissants en raison des changements juridiques et de la surveillance accrue du gouvernement.

 

Pourquoi Action Education agit en Inde

Face aux multiples crises identifiées, Action Education développe des projets pour accompagner les populations les plus vulnérables vers une éducation de qualité, vecteur de résilience et d’adaptation, et clé indispensable pour connaître ses droits, les défendre et exercer sa citoyenneté.

Notre action en Inde repose sur une conviction : l’éducation permet de rompre le cycle de la pauvreté, de renforcer l’autonomie, de prévenir l’exploitation et de donner aux enfants les moyens de construire leur avenir.

L’objectif n’est pas seulement de favoriser l’entrée à l’école. Il s’agit aussi de soutenir la continuité éducative, d’améliorer les apprentissages, de renforcer le rôle des familles et des communautés, et d’accompagner les enfants dont le parcours est le plus fragile.

Notre action
en Asie du Sud

Nos domaines d’intervention

Si besoin© Chandra Kiran

​Les principaux axes d’intervention d’Action Education en Inde sont :

 

  • Accès et qualité de l’éducation ;
  • Éducation à la santé ;
  • Éducation à la vie, formation et insertion professionnelle ;
  • Éducation au développement durable, à la paix et à la citoyenneté mondiale ;
  • Éducation de la petite enfance ;
  • Éducation en situation d’urgence et de post-urgence ;
  • Éducation en situation de migration.

Nos projets en Asie du Sud

Les projets d’Action Education en Asie du Sud sont aujourd’hui centrés sur l’Inde. Ils répondent à des besoins concrets : accès à l’école, continuité éducative, rattrapage des apprentissages, accompagnement des enfants migrants, protection de l’enfance, inclusion et mobilisation des communautés.

Découvrez tous les projets menés en Inde.

Elle témoigne

Les confinements liés à la COVID-19 ayant encore creusé le fossé en matière d’accès à l’éducation numérique, Action Education a initié des applications d’apprentissage en ligne pour les enfants dont les parents pouvaient disposer de smartphones et, en parallèle, instauré des stratégies pour atteindre les enfants non équipés et laissés pour compte. L’une de ces innovations a été la mise en place de « learning hubs », dans les villages ruraux, par le biais du projet Sahakat Gram.

« Lorsque le confinement a commencé, je ne savais pas combien de temps les enfants seraient privés d’éducation. Cela m’inquiétait qu’ils restent longtemps sans rien faire à la maison, car ils risquaient d’oublier ce qui leur avait été enseigné.

C’est alors qu’Action Education a organisé une réunion et nous a informés de la création de centres d’apprentissage [learning hub centres]. Parallèlement, des zones d’éducation, uniquement dédiées à l’apprentissage des enfants, ont été mises en place dans nos maisons. Action Education a également distribué du matériel d’enseignement et d’apprentissage et nous a appris à enseigner à nos enfants.

Je suis très heureuse qu’en dépit de la fermeture des écoles, l’apprentissage continu des enfants soit assuré. »

Kamla Devi, membre du comité des mères, Chirakhan, Indore, État du Madhya Pradesh.

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Questions fréquentes sur Action Education en Asie du Sud

Dans quel pays d’Asie du Sud Action Education intervient-elle actuellement ?

En Asie du Sud, les projets actuels d’Action Education sont centrés sur l’Inde.

Quels sont les principaux enjeux éducatifs en Inde ?

Les principaux enjeux sont l’accès à une éducation de qualité, la crise des apprentissages, la pauvreté, le travail des enfants, les migrations internes, les discriminations et la continuité éducative.

Pourquoi l’éducation des enfants migrants est-elle importante ?

Les enfants migrants peuvent connaître des ruptures scolaires répétées lorsque leur famille se déplace pour travailler ou trouver de meilleures conditions de vie. Maintenir leur accès à l’éducation permet d’éviter le décrochage et de protéger leur avenir.

Comment Action Education agit-elle contre le décrochage scolaire en Inde ?

Action Education soutient les familles, travaille avec les écoles, accompagne les communautés, développe des solutions de continuité éducative et met en place des activités adaptées aux enfants les plus vulnérables.

Pourquoi la formation des jeunes est-elle importante ?

La formation permet aux jeunes sortis trop tôt de l’école ou issus de familles fragilisées d’acquérir des compétences, d’accéder à de meilleures opportunités et de gagner en autonomie.

Comment soutenir les projets d’Action Education en Inde ?

Il est possible de soutenir les projets d’Action Education en faisant un don, en devenant partenaire, en relayant les actions de l’association ou en s’engageant comme bénévole.

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