Défendre les droits des femmes : l’urgence d’agir dans un monde en crise

Chez Action Education, défendre le droit des femmes à travers le monde est notre combat au quotidien. De Paris à Dakar, en passant par Chennai et Phnom Penh, nos projets contribuent à réduire les inégalités de genre et à favoriser l’émancipation sociale et économique des femmes à travers l’éducation.

Dans un monde en profonde mutation, garantir l’accès à l’éducation des filles n’est pas seulement une question d’équité. C’est une condition sine qua non de la stabilité mondiale et de la contribution pleine et entière des femmes au développement global. L’éducation est le socle sur lequel repose l’exercice de tous les autres droits : santé, protection, autonomie financière et participation citoyenne.

 

Un contexte international sous haute tension

Si les dernières décennies ont été marquées par des progrès féministes notables, le recul net de ces progrès – notamment durant la pandémie de Covid-19 et dans le contexte géopolitique actuel – fragilise dangereusement ces acquis. Nous assistons aujourd’hui à une convergence de crises qui place les droits des filles et des femmes dans une position de grande vulnérabilité.

  • La multiplication des zones d’ombres : l’intensification des conflits armés et l’instabilité sécuritaire mondiale ont un impact direct sur la scolarité. Selon les données de ONU Femmes (2025), dans les zones de crise, les filles ont deux fois plus de risques d’être déscolarisées que les garçons. Qu’il s’agisse de déplacements forcés ou de l’effondrement des services publics, les filles sont souvent les premières à quitter les bancs de l’école pour subvenir aux besoins du foyer ou pour être mariées précocement afin de “sécuriser” leur avenir.
  • Le défi du financement international : parallèlement, nous observons un repli préoccupant des Etats donateurs. La réduction des budgets consacrés à l’aide publique au développement (APD) dans plusieurs pays occidentaux pèse lourdement sur les programmes de terrain. On compte notamment une baisse de -25 % de financements internationaux alloués à l’éducation d’ici 2027. Ce désengagement menace la pérennité des structures éducatives dans les régions les plus fragiles, particulièrement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.
  • Les barrières systémiques : la résurgence de courants conservateurs et de replis identitaires remet en question l’autonomie des femmes. Ce recul au niveau mondial rend le plaidoyer pour l’éducation des filles plus essentiel que jamais : l’école reste le rempart le plus solide contre l’obscurantisme et la régression des droits fondamentaux.

 

Tout commence par l’éducation : un levier de transformation efficace

Face à ces menaces, l’éducation reste l’arme la plus puissante pour transformer la vie de celles qui représentent la moitié de l’humanité. Chaque investissement dans la scolarisation des filles offre des retours sociaux et économiques durables.

  • Une urgence statistique : 122 millions de filles sont encore privées d’école. À cela s’ajoute le défi de l’alphabétisation : près de 500 millions de femmes dans le monde ne maîtrisent ni la lecture ni l’écriture, ce qui les exclut de fait de la participation citoyenne et économique (UNESCO, 2025).
  • Un moteur de croissance : chaque année supplémentaire de scolarité secondaire peut augmenter les revenus futurs d’une fille de près de 20 % (UNICEF). Éduquer une fille, c’est mathématiquement investir dans le PIB de tout un pays.
  • Un effet multiplicateur : une femme instruite est une femme qui connaît ses droits, qui protège sa santé et celle de ses enfants, et qui est capable de résister aux pressions sociales et familiales.

Savoir lire, écrire et compter, c’est acquérir les outils nécessaires pour décider de son avenir, protéger sa santé et participer activement à la vie de la société

 

Nos actions : des réponses locales pour un impact global

Action Education déploie des solutions concrètes, adaptées aux contextes locaux et développées avec les communautés accompagnées, pour que chaque fille puisse devenir une femme autonome.

En Afrique : Assurer la rétention scolaire et l’insertion

Burkina Faso

Projet_scolfille_©aeburkinafaso

Projet SCOLFILLE : nous agissons pour lever les barrières structurelles à la scolarisation liées à un contexte marqué par les conflits et les déplacements internes de population. En effet, cela passe notamment par la création de classes passerelles pour favoriser la continuité éducative. Nous menons également des actions de mobilisation sociale, de renforcement des compétences d’acteurs communautaires clés, d’encadrement pédagogique, afin de lutter contre le mariage précoce, les violences basées sur le genre et d’autres formes d’exclusion. Enfin, nous proposons des solutions pragmatiques comme la distribution de kits d’hygiène ou l’amélioration des infrastructures sanitaires dans les écoles, dont le manque est une cause majeure d’absentéisme des adolescentes. Ainsi, 2 000 jeunes filles ont été accompagnées depuis les débuts du projet.

Madagascar

Le projet Sandratra d’Action Education vise à renforcer l’insertion professionnelle de 900 jeunes mères célibataires déscolarisées âgées de 15 à 29 ans en vue d’obtenir un revenu décent. Madagascar, 2023. © Action Education Afrique

Projet SANDRATRA :  ici, nous ciblons les jeunes mères célibataires déscolarisées et stigmatisées. En leur proposant des formations professionnelles qualifiantes (métiers de l’artisanat, de l’agriculture durable ou du numérique), nous leur offrons les clés de l’indépendance financière, seul véritable bouclier contre la précarité et les violences domestiques. 900 jeunes femmes ont pu être accompagnées dans le cadre de ce projet à Antananarivo.

En Asie : Favoriser l’inclusion et l’entrepreneuriat

Laos et Vietnam

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Projet EGFPE : ce programme met l’accent sur les minorités ethniques dans les zones reculées. En couplant éducation et esprit d’entreprise, nous accompagnons ces femmes dans leurs démarches pour devenir des actrices économiques reconnues au sein de leur village. Depuis 2026, nous avons accompagné 3 280 femmes sur ce projet multi-pays.

Inde

Le projet Sandratra d’Action Education vise à renforcer l’insertion professionnelle de 900 jeunes mères célibataires déscolarisées âgées de 15 à 29 ans en vue d’obtenir un revenu décent. Madagascar, 2023. © Action Education Afrique

Projet ENLIGHT : dans les zones urbaines marginalisées, comme les bidonvilles de Chennai, nous sécurisons le parcours scolaire des filles. L’école devient alors un espace de protection contre le travail des enfants et une passerelle vers des opportunités d’emploi qualifié. En 10 ans de projet, plus de 2 500 filles dans 13 villes indiennes ont été accompagnées du chemin de l’école jusqu’à l’emploi et l’avenir de leur choix.

En Europe : Agir pour l’intégration

France et Roumanie

Enfants roms en classe Copyright Kristen POELS

France et Roumanie : L’exclusion n’a pas de frontières. Nos équipes se mobilisent pour l’alphabétisation et l’accompagnement des femmes migrantes ou issues de communautés marginalisées (comme les populations Roms). En leur donnant accès à la langue et à la compréhension des systèmes administratifs, nous leur redonnons une place de citoyennes à part entière.

Mobilisons-nous pour l’égalité

Le temps presse. L’année 2026 s’annonce charnière : l’UNICEF estime que si la tendance au désengagement financier se poursuit, 6 millions d’enfants supplémentaires, dont une écrasante majorité de filles, pourraient être poussés hors du système scolaire. A noter que le nombre d’enfants non scolarisés a déjà augmenté de 6 millions depuis 2021 et s’élève désormais à 250 millions.  

Votre soutien est le garant de notre indépendance et de notre capacité à maintenir ces programmes vitaux.

 

Rejoignez-nous !

  • Campagne de collecte – Mars 2026 : Chaque don, même modeste, finance des bourses de scolarité, des kits pédagogiques et la formation d’enseignant·es sensibilisé·es aux enjeux de genre.
  • Rassemblement du 8 mars : À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Action Education vous encourage à battre le pavé lors de la marche annuelle organisée dans toutes les villes de France. Salarié·es, bénévoles et sympathisant·es rejoindront le cortège ONG à Paris pour rappeler que l’éducation ne peut plus être la variable d’ajustement des budgets internationaux.

 

Construisons ensemble un avenir où chaque femme dispose des clés de son émancipation.

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